07 mai 2006

Conférence : Le SIDA

 

 

 

 
1

Association pour la santé et l'environnement
Développement Humain Durable

http://associationpourlasanteetlenvironnement.skynetblogs.be

 

 

Il ne suffit pas de vivre . Il faut bien vivre ...

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SIDA

 

 

 

- I -
Le virus du SIDA . HIV

 

3

1-

La taille du virus du SIDA est de 120 Nanomètres.
1 Nanomètre = 10-9 m

4

2-
L'enveloppe en partie empruntée à la cellule hôte (constituants lipidiques) est ponctuée d’excroissances :


          + Protéine gp 120
          + Attachée à une Protéine gp 41 transmembranaire

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3-

L’intérieur de l’enveloppe est tapissé par :


          + Protéines p 17

          + Plus en profondeur par protéines p 24

 

Les nombres qui accompagnent les lettres gp glycoprotéine ou p protéine
indiquent la masse de la molécule correspondante en KILO DALTONS.

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7

 

- II -
Comment attrape t'on le virus du SIDA

 

 

1-
Aiguille des Toxicomanes.

Et tout matériel tranchant contenant du sang infecté.

8

2-
Relation sexuelle à risque avec une personne atteinte de SIDA.

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3-
De la mère à l’enfant :

          + Accouchement
          + Allaitement

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- III -
Aucun risque dans la vie quotidienne

 

Repas     Poignée     Hôpital     Cajoler     Piscine     Insecte     Linge     Eternuement     Animaux

 

- IV -
Que fait le VIH une fois arrivé dans le sang

Le cycle du VIH

 

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1-
Attachement
2-
Pénétration dans la lymphocyte T4
3-
Décapsidation
4-
Transcription reverse et intégration
5-
Traduction
6-
Assemblage
7-
Bourgeonnement
8-
Libération

 

 

- V -
Une fois le VIH est dans la lymphocyte T4

Il y a 2 situations

 

 

1-
Première situation

 

          + Le malade est Porteur du VIH.
          + Il ne présente aucun signe clinique.

 

2-
Deuxième situation (Plus tard)

 

          + Le malade est atteint de la maladie du SIDA.
          + Il présente des signes.

 

 

- VI -
Les manifestations cliniques VIH/SIDA

 

 

1-
Primo-infection

Survenant après 6 à 8 semaines

Syndrome viral aspécifique :

 

          + Fièvre.

          + Rash.

          + Ulcérations muqueuses.

          + Myalgies...

 

2-
Portage asymptomatique
en moyenne 8 à 10 ans :

 

          + Absence de signes.

          + Parfois poly adénopathie faite d'éléments inférieurs à 1 cm de diamètre.

 

3-
Infections opportunistes mineures

Survenant quand les lymphocytes CD4 sont en dessous de 400 par mm3 :

 

          + Dermite séborrhéique.

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          + Candidose buccale.

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          + Herpès récidivant.

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          + Zona.

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          + Leucoplasie chevelue de la langue.

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          + Fièvre

          + Sueurs

          + Amaigrissement….

 

4 -
Infections opportunistes majeures

ou Tumeurs définissant le SIDA . CDC 1993
survenant quand les lymphocytes CD4 sont en dessous de 200 par mm3 :

          + Candidose œsophagienne, bronchique, trachéale ou pulmonaire.
          + Coccidioïdomycose disséminée ou extrapulmonaire.
          + Histoplasmose disséminée ou extrapulmonaire.
          + Cryptococcose extrapulmonaire.

          + Cryptosporidiose intestinale durant plus d'un mois.
          + Infection à CMV  en dehors des atteintes hépatique, splénique ou ganglionnaire.
          + Isosporose intestinale durant plus d'un mois.
          + Infection à mycobactérie atypique, disséminée ou extrapulmonaire.

          + Pneumopathie à Pneumocystis carinii.
          + Septicémies récidivantes à salmonelle.
          + Tuberculose.

          + Herpès viscéral.

          + Toxoplasmose cérébrale.

          + Leuco encéphalopathie multifocale progressive.

          + Lymphome de Burkitt, immunoblastique ou primitif du cerveau.

          + Sarcome de Kaposi.
          + Syndrome cachectique.

 

 

- VII -
Les examens  biologiques
Les anticorps sont synthétisés entre 8 à 12 semaines après la date de contamination

 

 

1 -
Test ELISA

Méthode immuno-enzymatique détectant les anticorps anti-VIH

 

          + Permet le dépistage : résultat négatif ou positif, n'affirme pas la séropositivité.
          + Doit être confirmé par un deuxième test généralement Western Blot.
          + La sensibilité est de 100% et la spécificité est de 99%.

 

2 -
Western-Blot

Identification des anticorps dirigés contre deux protéines d'enveloppe et deux protéines du core

 

          + Permet la confirmation de l'ELISA : résultat négatif ou positif ou indéterminé.
          + Les tests avec résultats de type indéterminé peuvent correspondre à une réactivité aspécifique,

              des fausses séropositivités en ELISA lors :

                              .. Lupus érythémateux disséminé.

                                  Paludisme chronique.

                                  Vaccinations récentes.

               Ils doivent être refaits

               et  s'ils restent indéterminés, doivent être suivis tous les 6 mois.
          + Une réactivité avec 2 des 3 régions suivantes confirme le diagnostic : p24, gp 41 et gp 120/160.
          + A la phase finale de la maladie, on peut assister à une séronégativation par incapacité à synthétiser les anticorps.


3 -
Détection d'une antigénémie virale : antigène p24

ou du génome viral : Polymérase Chain Réaction

ou du virus sur cultures cellulaires


          + Spécificité parfaite.

 

La recherche du génome viral et sa quantification sont de plus en plus utilisées :

 

          + Pour quantifier la "charge virale"
          + Suivre l'efficacité des nouveaux traitements.

Une antigénémie p24 est retrouvée positive transitoirement dans 60% des primo-infections.


4 -
En cas de suspicion de contamination récente

demander la recherche de l'antigénémie p24

et la recherche d'anticorps dans les deux mois.

 

 

- VIII -
Traitement

 

 

1 -
Les antiviraux
Les inhibiteurs de la transcriptase inverse . ITI

 

Les antiviraux sont des molécules qui interviennent dans la cellule

pour entraver l'action d'une enzyme virale

et empêcher ainsi la transcription de l'ARN du virus en ADN viral qui parasite l'ADN de la cellule hôte.
Ces produits ont été les premiers utilisés dans la lutte contre la multiplication du virus dans l'organisme

dès les années 80 (AZT) et le début des années 90 (ddI, ddC).

La famille s’est agrandie, et l’on compte aujourd’hui près d’une dizaine d’inhibiteurs de la transcriptase inverse.

  

2 -
Les antiprotéases . AP


Les antiprotéases sont de nouvelles molécules agissent à un autre stade de la reproduction du VIH

en s'attaquant à l'activité de la protéase (enzyme protéinique) du virus

qui permet la maturation des nouveaux virus créés par la cellule infectée.

Grâce à l'action des antiprotéases, la cellule produit des virions immatures rendant le virus incapable d'infecter de nouvelles cellules.

 

3 -
Les multithérapies


Les premiers médicaments n'étant pas suffisamment puissants individuellement,

dès que cela a été possible,

les médecins ont commencé à prescrire des bithérapies,

c'est à dire 2 inhibiteurs de la transcriptase inverse,

permettant une action plus efficace sur l'activité du virus.

A partir de 1996,

c'est l'association d'une antiprotéase à deux inhibiteurs de la transcriptase inverse

qui a donné naissance à ce qu'on appelle les trithérapies.

 

On parle maintenant de multithérapie,

car le nombre de molécules utilisées peut varier de 2 à 5.

Le rôle des multithérapies est notamment de réduire considérablement

et si possible rapidement la multiplication du virus.

Les multithérapies limitent également les possibilités de mutation virale et les phénomènes de résistance.

Grâce aux multithérapies,

de nombreux patients ne présentent presque plus de traces de virus dans leur sang.

Cependant, dans certaines zones plus difficiles, comme les ganglions lymphatiques, le VIH persiste.

  

4 -
Exemple de traitement
Atripla®

Edition juin 2009

publié le 1er juin 2009

par ACTIONS TRAITEMENTS

 

5 -
Le vaccin reste un espoir.

 

 

- IX -
Epidémiologie

 

 

1 -
Les pays développés


Dans les pays développés il y a un net recul de la mortalité due au SIDA grâce à l'arrivée des nouveaux traitements de multithérapie.

Le recul le plus rapide est en Europe, où le taux de mortalité du SIDA a chuté de 84% en 3 ans, contre 75 % aux Etats-Unis.

 

2 -
L'Afrique

L'Afrique reste clairement "l'épicentre" de l'épidémie

où 55% des adultes infectés en Afrique subsaharienne sont des femmes

en raison notamment des pratiques sexuelles généralement à risque

avec un faible taux d'utilisation des préservatifs.

Le SIDA arrive en tête des principales causes de mortalité , où il provoque 19% du total des décès.

 

3 -
L’Europe de l'Est

Le SIDA représente une sérieuse menace en Europe de l'Est

en raison des difficultés économiques que traversent ces pays,

des comportements à risque de sa jeunesse

et de la forte consommation de drogues dures.

 

4 -
L’Asie

Les efforts de prévention et les programmes de soins dynamiques portent leurs fruits :

en Thaïlande et aux Philippines, des programmes de prévention énergiques ont permis d'abaisser les taux d'infection.

 

 

- X -
Coût du traitement anti SIDA
Bithérapie : 220 Dollars par mois
Trithérapie : 600 Dollars par mois

 

 

 

- XI -

Le sexe en matière de SIDA génére pauvreté, mort et orphelins

Le SIDA est une perte en développement

 

 

 

- XII -

ONUSIDA

 

1

2

 

Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida

CHR . UNICEF . PAM . PNUD . UNFPA . ONUDC
OIT . UNESCO . OMS . BANQUE MONDIALE

GENEVE . SUISSE
 
 
 
 

 

Écrit par A.S.E. | Lien permanent

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