08 juin 2006

Conférence : L'épilepsie

 

 

 
1

Association pour la santé et l'environnement
Développement Humain Durable

http://associationpourlasanteetlenvironnement.skynetblogs.be

 

Il ne suffit pas de vivre . Il faut bien vivre ...

2

1

L'épilepsie signifie :

 

Etre capturé.

Etre attaqué.

Jeter sur terre.  

Pris par surprise.

 

 

- I -
La fréquence de l'épilepsie dans le monde

 

 

50 millions de personnes atteintes par l'épilepsie dans le monde.

0,5 à 0,8 % de la population.

 

 

- II -
La définition de l'épilepsie

 

 

 

- 1 -
Définition n°1

 

2

Véritables orages électriques
désorganisant
plus ou moins rapidement
plus ou moins complètement
le fonctionnement du cerveau. (Jean Bancaud).

 

- 2 -
Définition n°2

 

3

Survenue épisodique
d'une décharge
brusque
excessive
rapide
d'une population de neurones qui constitue la substance grise de l'Encéphale.

 

- 3 -
Définition n°3

 

4

Symptôme paroxystique
à la fois clinique
et électrique
qui traduit l'existence d'une souffrance cérébrale.

 

 

- III -
Les causes de l'épilepsie

 

 

1- Traumatisme crânien avec embarrures et hématome.

 

2- Tumeur cérébrale (méningiomes le plus souvent).

 

3- Causes vasculaires :

              + séquelles d'AVC.

              + malformation vasculaire.

              + artérite inflammatoire du SNC.

              + thrombophlébite cérébrale.

 

4- Infection du SNC :

              + méningo-encéphalite herpétique.

 

5- Cause toxiques :

              + alcoolisme chronique.

              + sevrage aux benzodiazépines.

 

6- Causes métaboliques :

              + hyponatrémie.

              + hypo ou hyperglycémie.

              + hypocalcémie.

 

7- Hérédité.

 

8- Inconnue (50%).

 

 

- IV -
Les facteurs de risque

 

 

1- Stress.

     Emotions violentes

     colère, peur, anxiété...

 

2- Alimentation déficiente.

     Repas irréguliers.

 

3- Stimulation lumineuse intermittente

     jeux vidéo, stroboscope...

 

4- Maladie.

     Fièvre.

     Allergies.

 

5- Manque de sommeil.

 

6- Chaleur ou humidité.

 

 

- V -
Formes d'épilepsie

 

 

1- Les crises d’épilepsie généralisées.

     Les décharges neuronales se produisent d'emblée dans l'ensemble du cerveau.

 

2- Les crises d’épilepsie partielles.

     Les décharges ne prennent naissance que dans une zone cérébrale bien délimitée (foyer).

  

3- Les crises d’épilepsie secondairement généralisées.

     Les décharges se propagent secondairement à tout le cerveau.

 

 

- VI -
Classification

Congrès International

New-Delhi

 

 

Premier niveau

- Epilepsies liées à une localisation (ou partielles, ou focales)

- Epilepsies généralisées

Deuxième niveau

- Epilepsie idiopathique. Trouble fonctionnel.

- Epilepsie symptomatique. Rattachée à une cause précise.

- Epilepsie cryptogénique. Origine cachée.

 

 

- VII -
Clinique

 

 

 

- 1 -
L'épilepsie généralisée

 

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Ce sont des décharges qui intéressent l'ensemble du cortex cérébral.

 

Il y a trois catégories de crises généralisées :

 

 

- a -
La crise tonico-clonique

ou grand mal

 

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Le début est brutal

 

 
- Sans prodrome.

- Pâleur.

Cri.

D'emblée la chute.

- Perte de connaissance immédiate.

- Avec risque de traumatisme.

 

 

La crise

 

 

Phase tonique

15 à 30 Secondes

Contractions toniques en flexion/extension de l'ensemble du corps.

Tête en hypertension.

Mâchoires serrées.

Risque de morsure de la langue.

Yeux révulsés.

Cage thoracique bloquée.

Patient en apnée.

Phase clonique

1 à 2 Minutes

Convulsions bilatérales généralisées : les 4 membres et la face.

Convulsions intéressent les muscles respiratoires.

Yeux animés de mouvements incessants.

Hypersialorrhée.

salive intense, bave moussante.

Morsure de la langue possible.

Secousses s'espacent et cessent.

Phase Révolutive

5 à 20 Minutes

Hypotonie généralisée.

Coma stade 3 , calme assez profond .

Respiration ample et bruyante . STENTOR.

Relâchement sphinctérien.

Reprise progressive de la conscience et vigilance.

Amnésie totale de la crise.

 

 

- b -
Les absences

ou petit mal

 

 

Touchent surtout les enfants et les adolescents.

Il y a une perte de contact : regard fixe et vide.

Les débuts et fins sont brusques.

Avec : clonies palpébrales.

            automatismes gestuels.

Ensuite reprise de l'activité.

Amnésie de la crise.

Seul l'interrogatoire de l'entourage permet de confirmer le diagnostic.

 

 

- c -
Le petit mal akynétique

 

 

Chute avec perte du tonus musculaire.

L'épilepsie de l'enfant disparaît à l'âge de 6 ans.

L'épilepsie de l'adolescent disparaît à l'âge adulte.

 

 

- 2 -
L'épilepsie partielle

 

 

Les décharges concernent une partie limitée du cortex.

Avec ou sans troubles de la conscience.

Elles peuvent secondairement se généraliser.

Il en existe différents types selon l'aire touchée :

 

 

- a -
Crises sensorielles selon l’aire touchée

 

 
- Aire auditive :
              + Acouphène.

              + Bourdonnements.

              + Hallucination.

 

- Aire olfactive :

              + Hallucination olfactive.

 

- Aire sensitive :

              + Paresthésie.

              + Sensation de « déjà vu ».

 

- Macropsie :

              + Impression de voir plus gros.

 

- Micropsie :

              + Impression de voir plus petit.

 

 

- b -
Crises motrices

 

 
- Crise de Bravais-Jackson :

              + Début de la crise par des clonies du pouce et du gros orteil.

              + Puis ensuite évolution à tout l'hémicorps.

 

- Crise adversive :

              + Déviation involontaire.

              + Rotative de la tête.

              + Rotation des yeux dans le même sens.  

 

- Crise giratoire :

              + Tourne la tête.

              + Rotation sur soi-même dans le même sens que la tête.

              + Puis tombe avant une reprise d'activité normale.

 

- Crise somato-inhibitrice : 

              + Impossibilité de continuer le geste entrepris.

 

- Crise aphasique :

              + La langue ne peut plus bouger.

 

 

- c -
Crises sensitives

 

 

- Paresthésies subites.

- Perte de sensation d'une partie de son corps.

 

 

- d -
Crises à sémiologie complexe

 

 
- Ordre cognitif :

              + Troubles momentanés de la mémoire.

              + Sensation de déjà vu déjà vécu.

              + Pensée forcée et obsédante.

              + Etre dans l'état d'un rêve éveillé.

 

- Psychosensoriel :

              + Hallucination visuelle, auditive …

 

- Crise psychomotrice :

              + Crise de déambulation forcée par hallucination.

 

- Crise verbale :

              + Discours incohérent qui ne s'arrête pas.

 

- Peur ou plaisir immotivé :

              + Répétition d'un geste qui fait plaisir ou peur immotivée.

 

 

- 3 -
Etat de mal épileptique

 

 

Une nouvelle crise se reproduit avant la fin de l'ancienne crise.

C'est une crise généralisée ou partielle.

Qui peut aller jusqu'au coma ou déficit moteur, sensitif, sensoriel.

Déficit non permanent.

Mais qui peut le devenir.

C'est une urgence.

 

 

- a -

Etat de grand mal

 

 

- Crises convulsives sub-intrantes.

- Pas de retour de conscience entre les crises qui peut donner des troubles végétatifs importants :

              + Hyperthermie.

              + Dépression cardiaque.

              + Mort.

 

 

- b -

Etat d'absence

 

Souvent chez un épileptique connu,

le traitement est inefficace.

Cela entraîne une perturbation de la conscience à type de torpeur.

 

 

- c -
Etat de mal partiel

 

C'est une atteinte irréversible après une crise simple.

 

 

- VIII -
Paraclinique

 

 

1- EEG.

2- Scanner cérébral.

3- IRM cérébrale. 

4- Biologie :

              + Ionogramme sanguin.

              + Glycémie.

              + Alcoolémie.

              + Toxiques.

              + Dosage d'anti-épileptiques si le patient est traité.

5- Potentiels évoqués.

6- EEG lors du sommeil.

 

 

- IX -
Conduite à tenir

 

 

- Garder le calme.

- Eloigner les curieux.

- Eloigner tout objet potentiellement dangereux après la chute.

- Ne pas chercher à remettre le patient debout ou assis ou sur un lit d'hôpital.

- Ne pas chercher à le maîtriser.

- Ne pas chercher à le mobiliser.

- Ne rien mettre dans sa bouche, mouchoir interdit, sauf si canule de Guedel.

- Faciliter la respiration : desserrer  la cravate, ceinture, collections.

- Protection derrière la tête : oreiller, coussin.

 

 

- X -
Traitementt

 

 

En règle générale
le traitement médicamenteux entraîne :

 

- la disparition définitive des crises dans 60% des cas

- et réduit notablement leur fréquence dans 20% des cas.

 

Seul chez les 20% restants,

Le traitement ne réduit pas suffisamment la fréquence des crises ou reste inefficace.

 

 

- 1 -
Il faut traiter la cause

 

 

 

- 2 -
Les médicaments

 

 

La médication est symptomatique et prophylactique.

Pratiquer la monothérapie sans interruption.
L'arrêt des médicaments provoque les crises.

 

Action sur les crises de grand mal 

- Dépakine

- Tégrétol

- Gardénal

- Di-Hydan

- Benzodiazépine

Action sur les crises partielles 

- Dépakine

- Tégrétol (surtout)

- Di-Hydan

- Benzodiazépine

Action sur les absences 

- Dépakine

 

 

- 3 -
Les effets secondaires des médicaments

 

 

Dépakine 

- Hépatite

- Prise de poids

- Somnolence

- Alopécie

- Thrombopénie

- Encéphalopathie

Tégrétol 

- Hépatite

- Neutropénie

- Hyponatrémie

- Sédation

- Vertiges

- Diplopie

- Allergies cutanées

Gardénal

- Somnolence

- Algodystrophie

- Anémie par carence en fer

Di-Hydan

- Hépatite

- Gingivite

- Ataxie cérébelleuse

 

 

- 4 -
Traitement du mal épileptique

 

 
- G30%
 

- O2 nasal

 

- vitamine B1 (si éthylisme)

 

- scanner

 

- Valium ou Rivotril en IVL (BZD)

 

- Penthotal (anesthésie générale)

 

- Dilantin IV si la crise ne cède pas.

 

 

Il faut traiter la cause rapidement.

 

 

La conduite à tenir est la même en dehors de cet état.

 

 

- 5 -

Résection des zones résecables dans le cerveau si médicaments inefficaces

 

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Écrit par A.S.E. | Lien permanent

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